Monologue intérieur d'élan interrompu

Bonjour,

Je vous propose de partager cette confession intime, volontairement anonyme (sans nom, sans prénom, sans initiale, ni lieu de vie) ... 

Après 5 années  de "petits-temps" consacrés à soi-même, en intermittence avec des lectures, des séminaires, des rencontres, des échanges, des lieux de partages...
Prises de conscience et nouvelles capacités à écrire un ressenti, une émotion, pouvoir mettre des mots dessus. (tellement il était impossible avant d'exprimer la douleur... tellement cette personne était identifiée à ses souffrances).

Après notamment avoir mis en place plusieurs constellations décisives auprès de différents thérapeutes, des séances de kinésiologie, des méditations seules avec des CD d'Eckhart Tolle, utilisé les services de thérapie transpersonnelle, assisté et participé à de nombreuses Constellations familiales...

"Alternance de joie extrême et de profonde tristesse".

Alternance de joie extrême et de profonde tristesse. Sentiment d'être coupée en deux dans le sens vertical, réveillé par des souvenirs, des lieux, des images, des phrases...
... lieu vide où n'existe aucune présence humaine - no man's Land, où je suis seul, où je n'existe pas, recherche sans fin d'un monde idéal, d'amis idéaux qui n'existent pas.

Difficulté à demander : "s'il te plait...", "j'ai besoin de...", sentiment d'être à la merci de... d'être dépendant de...
Peur du refus ou bien d'être redevable de quelque chose... Sentiment d'être impuissante et/ d'accepter que mon destin est dans les mains de quelqu'un d'autre... Peur d'être envahie...

Colère cachée et pourtant prête à ressurgir à toute occasion. Colère qui masque une grande douleur, peut-être de me sentir seule ou de mourir, de ne pas être vue, de ne pas exister. Culpabilité inexpliquée, sentiment de ne pas mériter...
Solitude, jalousie enfouie par la honte (ce n'est pas bien d'être jaloux)

Extrême panique... ancrée dans le corps et liée à rien. Mon coeur se serre, mon diaphragme se déchire et se bloque. Sommeil soudain, inexpliqué... Envie de dormir, longtemps... oublier.

Alternance d'élan... Élan de recul, de refus au travers de pensées : "ah ! ça jamais !" avec un quelque chose comme "plutôt mourir", "on ne m'aura pas deux fois" à la suite desquelles se développe un entêtement et un enfermement solitaire.

Élan soudain et viscéral d'aller vers... peut-être trop fort... Recul viscéral et soudain de peur de souffrir... Sentiment de peur, de honte, questions, doutes, reproches...

Sentiment d'un état de "dépression" qui s'oppose en même temps, à une joie de vivre et d'exister. Élan d'existence et de non-existence... Besoin de solitude et en même temps solitude qui fait mal... panique intérieur et sentiment que "dehors" est dangereux...

Plutôt mourir que de prendre le risque de mourir... Plutôt ne pas demander que de prendre le risque d'essuyer un refus. Plutôt être seule que de risquer d'être mise de coté. ... à quoi... bon...

Élan de vie, de joie de vivre où je me jette dans des actions vivantes, sans peur, sans honte, sans questions, sans doutes, sans reproches, juste pour me sentir en vie.

Tellement de souvenirs où j'ai ressenti la dépendance, la manipulation, le rejet, la solitude, ... sentiment d'être une victime...
tellement  de souvenirs où j'ai été aidé, écouté, choyé, aimé, ... et sentiment de culpabilité... Que de mélanges dans ma tête et dans mon corps... Danse morbide avec la vie et la mort, un pas en avant, un pas en arrière...

Dépression soudaine pendant une seconde, une heure, une journée, une semaine, un mois. Dépression inexplicable ou sans raison apparente. Dépression cyclique aussi, un rendez-vous régulier à la même période dans l'année (inquiétant et rassurant)...

... 46 ans de bataille en deux pays : la vie et la mort. La peur d'être en vie et la peur de mourir... Douleur de mettre des mots sur ce que je ressens depuis 46 longues années... Sentiment d'âges bloqués sur des expériences difficiles, douloureuses ??? Impression que ça n'arrêtera jamais. 

Une impression de fin du monde, à chaque nouveau pas. Stop. A quoi bon... plutôt arrêter là et mourir... C'est insupportable. Je tombe au fond du gouffre le temps nécessaire, et je repars...  Parfois immédiatement, parfois après un mois, 3 semaines, 3 jours, 3 heures, 3 minutes, 3 secondes... Sursaut de vie...

Impression cependant de plus en plus de compréhensions avec le temps, le temps de dépression est plus court... espoir ? Cela peut-il s'arrêter ?

Aujourd'hui je cherche, je sens que cette douleur est réveillée parce que je m'occupe d'elle, pour la soigner, la guérir, pour toujours... je ne me sens plus coupée en deux... j'ai juste mal ou alors je vais bien, mais entière... c'est mieux...

J'aimerais aussi pouvoir arrêter de parler trop. Aux autres, dans ma tête. C'est insupportable.
Me reposer, trouver enfin le silence, le calme... Sans attendre la mort pour ça.
... c'est peut être une autre histoire...

Autre chantier : la relation amoureuse intime.
Toujours cette alternance d'élan... puis soudain un élan de recul, de refus au travers de pensées??? "ah ! ça jamais !" avec un quelque chose comme "plus jamais ça".

Souvenirs d'expériences passées d'une rencontre amoureuse particulièrement douloureuse et en même temps tellement agréable dans certains aspects... Mélange entre plaisir, lâcher-prise, sexualité débridée et souffrances, manipulations, la mort à nouveau, séparation à contre-coeur avec un bébé, avec l'être aimé, une relation destructrice, manipulatrice où j'ai mis fin...
et à nouveau "à quoi bon" ça fait trop mal après et on ne m'aura pas deux fois... à la suite desquelles se développe encore et encore un entêtement et un enfermement solitaire. Et quand ça va mieux un cauchemar débarque, ... encore une confusion entre deux évènements... encore emmêlés... Plaisir et souffrance... 

2 ans de passé : Je fais l'expérience de la vie ... ! 

Enfin, quelqu'un m'a ôté le voile gris que j'avais devant les yeux (Constellation familiale), reconnexion avec La Vie. Je vois la puissance du soleil même en hiver, et je fais l'expérience, jour après jour, de voir, ressentir les choses autrement. Des phobies conscientes et inconscientes ce sont envolées ! légèreté.

Un atelier de quelques jours, pour réapprendre à modifier mes automatismes, apprendre à faire confiance à mes intuitions, ... Comprendre le fonctionnement de mon cerveau... (rire...), être à l'écoute de mon corps... en prendre soin. 

Un effort de chaque instant pour faire l'expérience du partage avec l'autre... Sans attente, en me préparant en cas de refus... (rire...) c'est parfois tellement évident, comme inscrit ! Je découvre mes projections inconscientes, je m'aperçois à quel point mon cerveau et mes pensées sont puissantes et me font voir la réalité telle que je la crains. Je regarde cela à distance... Je suis comme dissociée de ces comportements ; spectatrice !

Je ne m'endors plus à n'importe quel moment pour oublier... quel confort... Je touche un objet n'importe lequel, sans jugement, j'écoute les sons, sans les juger... juste cela, simplement cela, me permet de revenir au présent ! Merci La Vie !

... Je rentre d'une constellation familiale, mon coeur est lourd et léger en même temps, je viens de conscientiser à quel point je suis identifiée dans ma chair, dans mes cellules à un événement tragique survenu dans ma famille... événement que je ne peux même pas vérifier mais où mes cellules, mes douleurs, me font signe de la justesse de ce travail. 

Je comprend alors tout. Tout ce qui m'arrive... j'ai l'impression de détricoter un vêtement trop lourd à porter... lâcher ce qui n'est pas moi... Je ne suis pas ces souffrances, je suis "autre chose"... mais quoi ?

Alternance encore de colère vis à vis de ma famille, vis à vis de mes attentes de petite fille, alternance d'amour infini, ma famille est belle avec ses imperfections... Elle est. Point. Ni bien, ni mal. Elle est. Juste ça. J'accepte.

Et j'apprends chaque jour à grandir avec elle... et sans elle... Je ne savais pas que je cherchais à protéger mes proches, à protéger ma mère... Tout en écorchant au passage par mon comportement. 

Je continue tranquillement mes rencontres, mes expériences... je me permet de faire des petits pas en avant vers ce qui me fait peur encore... ou qui me mets en colère, ou qui provoque du désarrois. Je prends conscience de la profondeur de la phrase "j'accepte la responsabilité de mon propre développement".

Je lâche-prise sur mes peurs, celles de ma famille, mes manques, ceux de ma famille... les évènements que j'ai vécus, ceux de ma famille...
Mon Dieu que nous nous ressemblons, moi et ma famille... Je lâche-prise... et j'avance... de plus en plus confiante... En m'appuyant sur mes forces et mon courage... Ces années m'ont permis de grandir... Dans la tendresse, dans la douleur, dans la joie, dans les peines...

Je vais dans la vie au présent... 

Maintenant et à mon rythme "J'OSE LA VIE" !

Aujourd'hui, je ressens le besoin de partager devant le monde, devant ma mère : mes joies, mes peines, mes bonheurs, mes souffrances... ne plus les garder pour moi...

... et je vous en prie "servez-vous si quelque chose vous convient, pour ressentir ou exprimer"... 

Je reconnais le sens profond de "la gratitude". Merci la Vie, même si je ne sais pas toujours pourquoi !

Je viens d'intégrer le sens de la parole "vrai", être authentique, l'intérêt d'exprimer ma force, ma vulnérabilité, mon courage, mes peurs, avancer sans crainte, dire OUI, dire NON ! plaire, déplaire...

Garder le coeur ouvert, accueillir, écouter pleinement.

Cultiver l'être, plutôt que le faire.

Prendre soin de la nature, de la terre. Elles est vivante ! J'ai besoin d'elle pour vivre. 

Un an après...

(Retour sur le témoignage précédent) :
"Quand je relie ce texte, je m'aperçois que c'est de plus en plus, un vague souvenir. C'est impressionnant. Etrange sensation de déjà vu. Lointain.

Des mots comme "No Man's Land", me rappellent très vaguement quelque chose. 

Des coups de fatigue nettement moins fréquents ! Et que je sais gérer.

Après toutes ces années où j'ai appris à faire avec, aujourd'hui j'apprends à faire sans ! c'est tout de suite plus simple ! (rire)

De plus en plus de prises de conscience que ce que je vis, n'est en fait qu'une projection de mes peurs et de mes blessures passées. Oui, on peut se remettre de tout, même de l'irracontable. Il suffit juste de se "désidentifier" de ses souffrances. (pas si simple tout de même) (rire)

Je n'aurais jamais cru cela possible.

 

Il a fallut que je torde le cou à mes croyances limitantes, les plus profondes. Que je laisse aller mes loyautés inconscientes. Que j'accepte que ma famille d'origine n'aille pas si bien que ça, finalement, que c'est son choix et que j'accepte que je n'ai pas à lui être fidèle dans son mal-être.

J'ai encore beaucoup à découvrir. Le futur me fait moins peur. La peur de manquer disparait tranquillement.

La mort est encore un peu présente tout de même. Pas la mienne en tant que telle. La peur de laisser mes proches et la peur de la mort de mes proches fait de temps en temps son apparition. 

 

Je n'ai toujours pas réglé l'excès de parole, dans ma tête, dans ma langue, vis à vis des autres. L'accepter lui donne un peu moins de force. Et cela me permet de la réguler un peu. 

 

Plaire, déplaire devient presque amusant ! Je m'aperçois que les gens m'aiment ou me détestent pour les mêmes choses ! c'est ça qui est amusant ! 

 

Je prends conscience aussi combien l'imaginaire est puissant ! 

Suite du témoignage...

deux ans encore après...
Pour la première fois de ma vie je passe cette période sans à-coups !
Les mois passent et se ressemblent. Ma dynamique, mes désespoirs, se font linéaires. 
50 ans ! 
Dix ans de recherches sur moi-même, mon fonctionnement. 
Une dernière constellation m'a permi de lâcher encore un fonctionnement inconscient... Le chemin est encore long. 
Mais je goûte à tant de confort, je ne pensais pas que l'on pouvait intervenir aussi profondément sur son scénario de vie.

La Vie devient douce, plaisante, accueillante. 

Suite du témoignage...
J'ai 55 ans ! 
Les enfants quittent le nid, la tranquilité apparait, moins de responsabilité et pourtant la vie amène dans son lot, la vieillesse du parent qui s'affaiblit. Je me confronte à de nouvelles difficultés. A chaque époque son lot de misère... et pourtant tout est dans ma tête. J'alterne joie, déception, peur, confiance, peine et désillusion. Je suis de toute évidence né dans une famille particulière, en même temps si banale et en même temps si éloignée de mes valeurs.

Et encore là, sentiment de solitude devant l'accompagnement d'un parent dans sa vieillesse. "c'est plus simple si c'est toi qui fait" paroles d'un proche qui résonne alors dans ma tête ! plus simple pour qui ? nom de Dieu ? colère, épuisement émotionnel, incompréhension, sentiment d'injustice... Et puis à nouveau je respire "pourquoi attends-tu du soutien de la part de quelqu'un qui n'est pas soutenant ? Prendre à bras le corps ce qui est à faire, abandonner le rêve d'une famille unie pour le bien du parent défaillant. Tant pis. Plus de temps, plus d'envie, plus d'énergie pour tenter encore et encore de relier la fratrie. Je laisse tomber. "peux-t'on divorcer de sa fratrie ?" (rire) .
Je prononce le divorce d'entre moi et ma fratrie. (définition de divorce :  Rupture de l'union entre deux ou plusieurs personnes, groupes ou entités abstraites. Rompre une union, un attachement). Nous sommes frères et soeurs de sang, ce lien reste à jamais, mais pour ce qui est du reste ? je me désolidarise définitivement.

 

Je me sens en colère, déçu, abandonné. Je fais ce qui est à faire pour mon parent, le soutenir dans cette dernière ligne à parcourir. Et on verra bien. 


Le soutien ne vient pas toujours de la où on l'attend, mais il est là présent. 

Je regarde le chemin parcouru, et je me remercie ! merci la vie.

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